Le retour de Magnum
Nom d'un homme! Pour une vie de chien, c'est une sacrée vie de chien,
qu'il aura eue ce toutou-là!
Magnum, Labrador qui fêtera ses 13 ans au mois d'août, a retrouvé le chemin
de sa maison, douze ans après avoir été dérobé à ses propriétaires...
Une surprise à laquelle Florence Garrigues, de Chabeuil, ne croyait plus!
Le 25 mai, en rentrant du travail, j'ai trouvé un message sur mon répondeur, de la SPA de Longvic, près de Dijon. On disait juste que c'était "à propos de mon chien". Magnum, un Labrador dérobé à Cornas en... 1997! "On nous l'a volé un soir, à Cornas ".
"On l'avait acheté tout petit dans un élevage. Un soir du printemps 1997, en rentrant du chantier de la maison qu'on faisait construire ici, on s'est aperçu qu'on nous l'avait volé. Il avait huit mois environ". Pas de doute, Magnum ne s'est pas échappé. "Tout était clôturé, le jardin n'était pas immense... et puis le grillage avait été sectionné et la haie coupée".
Un vol pour la reproduction? Par simple convoitise? Pour une revente à un laboratoire? Les hypothèses sont nombreuses. Pourtant Florence espère un miracle... Mais les jours, les semaines, les mois passent, sans nouvelle. Et la vie reprend son cours. Mumbly débarque au Noël suivant. Un autre Labrador un peu plus cabot et qui aujourd'hui jette un regard doucement jaloux sur le retour du "chien" prodigue... Car Florence n'a pas tenu bien longtemps avant d'aller rechercher Magnum! "Samedi dernier, dès que j'ai pu, on est parti à Dijon... J'attendais ça depuis tellement longtemps! "
Pas une semaine, dit-elle, sans qu'elle n'ait eu une pensée pour lui depuis sa disparition. "Ma fille de 23 ans m'a avoué qu'elle ne pouvait pas s'empêcher de regarder quand elle croisait un Labrador dans la rue". Si, par hasard, elle ne retrouvait pas la fameuse petite marque de fabrique qu'il avait entre ses deux yeux...
Un rendez-vous chez le vétérinaire aujourd'hui
Mais le plus dur aura été de constater que le pauvre Magnum n'a pas dû être à la fête tous les jours. Car c'est une bête maigre, au pelage triste, et surtout pourvue d'une grosseur énorme sur le ventre qui l'attendait. Retrouvée errante sur une route de Côte-d'Or.
"Je l'emmène aujourd'hui chez le vétérinaire. J'espère qu'il pourra l'opérer. Sur le coup, quand j'ai vu Magnum je ne l'ai pas reconnu... Lui? Je ne crois pas qu'il sache qui on est... Mais il a envie d'être avec nous. D'ailleurs c'est de plus en plus facile tous les jours".
La confiance en la main de l'homme revient au fur et à mesure de l'affection donnée. Et ainsi que le souligne Florence, caresse à l'appui, "il finira sa vie mieux qu'il ne l'a vécue..."